en attendant la suite de la fic je vous mets....un genre de mini-fic on va dire......................................................................................................................
"Combien tu m'aimes?"
La limousine s'arrête devant la vaste demeure, nichée au fond d'une calme rue londonienne.
Le chauffeur en descend et va immédiatement ouvrir à son riche patron qui, une fois sur le trottoir, contemple, l'espace d'un instant, l'imposante façade victorienne qui se dresse dans la brume presque opaque de cette nuit d'hiver.
Mais le froid mordant l'incite bien vite à se diriger vers la porte d'entrée, gardée par un homme au physique impressionnant.
Ce dernier le salue avant de lui ouvrir.
D'ordinaire, avec son style, il n'aurait jamais atteint l'entrée mais son nom et sa fortune lui ouvrent n'importe quelle porte.
Bien sûr, il sait d'avance que ses dreads blondes et son baggy vont jurer voire même choquer tous les costards trois pièces qui seront présents mais, à vrai dire, ça l'amuse plus qu'autre chose.
Ils le toiseront sûrement tous ces petits bourgeois directeurs de banques ou PDG.
S'ils savaient qu'il peut anéantir leur carrière d'un simple claquement de doigt.
Le jeune homme pénètre dans le bâtiment et une douce chaleur l'enveloppe alors.
Il laisse sa veste au vestiaire et traverse un long corridor éclairé par des candelabres dorés fixés aux murs d'un rouge sombre jusqu'à arriver à un deuxième portier posté devant une lourde tenture.
L'homme le salue à son tour et écarte les larges pans de tissu, le faisant pénetrer dans une sorte d'immense salon au style un peu cabaret.
Des tables rondes sont disposées un peu partout, entourées de fauteuils moelleux et de sofas et un grand bar circulaire trône au milieu de la pièce.
Le dreadé prend le temps d'observer un peu les personnes présentes.
Comme il s'en doutait, il ne voit que costumes sans faux plis, cravates assorties et pompes impeccablement cirées. Certains ont même poussé le vice jusqu'à avoir un barreau de chaise se consumant entre leurs dents.
Le jeune homme ne peut s'empêcher de rire doucement face à une telle accumulation de clichés.
Pourquoi les hommes, dès l'instant qu'ils possèdent un peu d'argent et de pouvoir, se croient obligés de se fringuer comme des croque-morts?
Question de crédibilité?
Pfff. Lui, ses vingt ans tout juste et son style hip-hop avaient fait 250 millions de dollars de bénéfices cette année.
Et, comme prévu aussi, beaucoup le regardent de haut.
Un petit sourire nait sur ses lèvres. Il suffirait qu'il décline son identité pour que tous lui lèchent les pieds dans la seconde.
D'une démarche assurée, il s'installe à une table libre et continuer d'observer ce qui se passe autour de lui.
Il est venu ici dans un but bien précis mais rien ne presse pour autant.
Très vite une charmante serveuse vient à sa rencontre et lui demande ce qu'il veut boire en lui offrant son plus beau sourire.
Sourire qu'il lui rend avant de lui commander une vodka bien fraîche mais sans glaçon, ponctuant le tout d'un clin d'oeil enjôleur qui la fait rougir.
Il est beau, il plaît, il le sait et il en joue.
Séducteur né, il a réussi à faire de sa belle gueule un atout supplémentaire dans son métier quand d'autres, au contraire, en auraient été décrédibilisé.
La serveuse revient quelques minutes plus tard avec son verre et il la remercie d'une voix chaude en lui glissant un billet à la ceinture, frôlant délibérement mais sans en avoir l'air la peau de son ventre.
Le rouge aux joues, troublée par le charme du dreadé, elle begaye un timide merci avant de rejoindre son comptoir, non sans lui jeter un dernier petit regard en arrière au passage.
Fier de son petit effet, le blond s'enfonce un peu plus dans son fauteuil en sirotant sa vodka, un bras sur le dossier et les jambes nonchalamment écartées.
Il regarde les filles déambuler entre les tables sous les yeux avides de leurs futurs clients et se demande qu'elle est celle dont on lui a parlé.
Elles sont toutes très jolies mais pourtant aucune ne semble, selon lui, valoir pour autant ce prix qu'elle réclame.
- Ben alors petit! Tu devrais pas être au lit à cette heure-ci? Y'a pas école demain?Le jeune dreadé reporte son attention sur l'auteur de cette remarque stupide: un pseudo dandy d'environ 45 ans, aux tempes légèrement grisonnantes et au visage buriné d'un trop grand excès d'UV.
Il ne relève même pas et ignore royalement l'homme qui rit encore de sa plaisanterie.
- Ne fais pas attention beau blond. Ce n'est qu'un abruti de première, s'entend-t-il chuchoter au creux de l'oreille.
Il ne se retourne pas.
A entendre cette voix suave et à sentir ce parfum capiteux, il sait par qui il vient de se faire aborder.
- Qui est-ce?
- Le directeur de la First National Bank, répond la femme en venant s'asseoir à ses côtés.
Son père a des capitaux placés dans cette banque. Parfait. Un coup de fil demain et ce mec regrettera bien vite ses paroles hasardeuses.
Sa petite vengeance projetée, le jeune homme daigne enfin poser les yeux sur sa compagne de ce soir: brune, des yeux noirs et une peau cuivrée trahissant des origines latines, un beau corps mais dans sa profession quoi de plus normal.
-
Tu cherches quelqu'un en particulier ou....? demande-t-elle en lui posant une main sur la cuisse.
- Oui. On m'a parlé d'une fille à 2000 livres.
- Oh, fait-elle, visiblement déçue, en retirant sa main.
Alors toi aussi tu viens pour lui.
- Lui?!
- Oui. Bill. C'est lui qui coûte 2000 livres pour une heure.Quoi! La pute la plus chère de tout Londres est un mec!
Demander un tel prix frisait carrément l'indécence là.
- Il ne va pas tarder à arriver. Il commence toujours à minuit. Heureusement qu'il n'y en a qu'un comme lui sinon on serait toutes au chômage ou à faire le tapin à même le trottoir.Elle se relève en soupirant et part en quête d'un autre client potentiel, abandonnant le dreadé encore abasourdi par sa révelation.
Lui qui s'est déplacé exprès dans cette maison close afin de prendre son pied avec la putain la plus demandée d'Angleterre, il se dit maintenant qu'on s'est bien foutu de sa gueule.
Non pas que le fait de coucher avec un homme le dérange, niveau sexe il n'a pas franchement de tabous, mais il doute fortement qu'un homme puisse se forger une telle réputation et attirer autant les convoitises que ce qu'on lui a décrit.
Il décide néanmoins de rester encore un peu, histoire de voir à quoi ressemble ce fameux Bill.
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donc voilà la première partie
je pense qu'elles feront toutes à peu près cette taille
enfin voilà quoi
:-)
bise à l'oeil
et au fait ma dealeuse: MERCI!! sans t'en rendre compte t'as fait un truc énorme pour moi! j't'adore!!!